Château Le Coteau — Margaux
Éric a grandi à Arsac, au milieu de cette nature qu’il parcourait inlassablement. Nourrie par la curiosité, cette attention s’est peu à peu muée en connaissance intime : reconnaître une plante, identifier un insecte, déceler les transformations les plus discrètes d’un paysage au fil des saisons.
Lorsqu’il reprend Château Le Coteau en 1993, cette sensibilité trouve naturellement sa place dans les vignes. Elle façonne peu à peu une manière singulière d’exercer son métier : considérer la vigne non comme une culture isolée, mais comme l’une des composantes d’un milieu dont il faut chercher à comprendre les équilibres.
Nos vignes n’ont jamais été désherbées chimiquement. Cette continuité a permis à une flore et une faune remarquablement diverses de s’y maintenir et, au fil des décennies, de devenir un véritable champ d’observation.
Identifier les espèces, suivre leur présence, comprendre leurs interactions et leurs évolutions : la connaissance précède le geste.
Observer, identifier, comprendre, suivre. Et n’agir qu’ensuite, lorsque cela est nécessaire.
C’est de cette passion ancienne pour la nature, devenue connaissance intime d’un lieu, qu’est née notre manière de cultiver la vigne.
Et c’est dans cette filiation que nous nous reconnaissons aujourd’hui comme vignerons naturalistes.
« La question n’est pas ce que vous regardez, mais comment vous regardez, et si vous voyez. »Henry David Thoreau — Journal, 5 août 1851
« Ainsi de la vérité dans les sciences d’observation : elle se fait avec des riens amassés par la patience. »Jean-Henri Fabre — Souvenirs entomologiques, Neuvième série, « Les Épeires »
« Je les considère, je les contemple, je les compare, j’apprends enfin à les classer. »Jean-Jacques Rousseau — Les Rêveries du promeneur solitaire, Septième promenade
« J’ai voulu faire de mon domaine un sanctuaire pour la biodiversité. »Éric Léglise
« Cette occasion, je l’ai guettée des années et encore des années. »Jean-Henri Fabre — Souvenirs entomologiques, Première série
« Tenir en considération les insectes procure la joie. Se passionner pour l’infiniment petit précautionne d’une existence infiniment moyenne.Sylvain Tesson — Dans les forêts de Sibérie
Pour l’amoureux des insectes, une flaque d’eau deviendra le Tanganyika, un tas de sable prendra les dimensions du Takla-Makan, une broussaille se changera en Mato Grosso. Pénétrer dans la géographie de l’insecte c’est donner enfin aux herbes la dimension d’un monde. »
CONTACT
Château LE COTEAU
515 Avenue Jean-luc Vonderheyden
33460 ARSAC
Tél. + 33 5 56 58 82 30
Port. + 33 6 14 83 85 56
Visite et dégustation sur rendez-vous

